Années scolaires 2010/2011
Chapitre XV : Les Nouveaux cadres de l’action publique
les élèves disposent ICI d’un cours complet…
I° Les différentes politiques économiques
A° Les différents moyens de l’intervention de l’état
1° Les politiques conjoncturelles
2° Les politiques structurelles
B° Les principes de la politique budgétaire
1° au niveau national
2° Des politiques budgétaires contraintes et restrictives dans la zone euro
C° Les principes de la politique monétaire Européenne
1° Missions de la BCE
2° Des Politiques monétaires restrictives
II° L’insuffisante coordination des politiques conjoncturelles
A° Les politiques budgétaires restent nationales et ne sont pas coordonnées.
B° La crise économique a mise à mal les budgets des états …
C° …ce qui a entraîné la crise de confiance des marchés
Dépréciation de l’euro
III La difficile coordination des politiques structurelles
A° Des politiques structurelles centrées sur la connaissance
B° Des politiques structurelles centrées sur la concurrence
C° Des politiques structurelles qui redéfinissent les contours des services publics
D° Des politiques sociales contraintes par la concurrence
chapitre XV : version avec diaporama et plus courte…
Activité : les élèves répondent aux questions I ° et II° du dossier documentaire photocopies : ICI
II° Des politiques européennes autonomes
Diapo 2 : ici
Une vidéo extrait du web pédagogique : Les politiques économiques nationales : ICI
Chapitre XV : Les Nouveaux cadres de l’action publique
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Programme |
Notions essentielles |
Notions complémentaires |
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Les Nouveaux cadres de l’action publique |
Politique économique, politique monétaire, politique budgétaire, consommations collectives, service public, service universel |
Coordination des politiques économiques et sociales, déréglementation/ nouvelles régulation, subsidiarité |
Activité : Rédigez quelques phrases introductives mettant en évidence les enjeux ou questionnements de ce chapitre avec les concepts suivants :
internationalisation de l ’économie, ralentissement de la croissance trente glorieuses, contrainte extérieure, marge de manoeuvre réduite, coordination des politiques économiques
Réponses : A partir des années 80, l’internationalisation des économies, le ralentissement de la croissance exercent des contraintes sur les politiques éco dont les marges de manoeuvre sont plus étroites qu’aux cours des 30 glorieuses. Les pouvoirs publics se fixent de nouveaux objectifs et mettent en oeuvre de nouveaux moyens: lutte prioritaire contre l’inflation , réduction des déficits publics. En effet, l’intégration croissante des éco rend nécéssaire la coordination des politiques économiques: c’est ce que tente de réaliser les pays membre de la zone euro.
I° L’action des pouvoirs publics : de nouvelles contraintes
A° L’action des pouvoirs publics : Pourquoi ? Comment ?
Pré-requis politique économique est l’ensemble des interventions des pouvoirs publics caractérisés par la hiérarchie des objectifs ( inflation/chômage) et par le choix des instruments mise en oeuvre pour les atteindre( offre/demande)
La politique économique s’inspire de l’analyse économique.( Néoclassique/ keynésienne)
1° Objectifs :
La conjoncture est l’ensemble des éléments caractérisant la situation économique à un moment donné. La politique conjoncturelle est l’ensemble des décisions prises par les pouvoirs publics en vue d’atteindre, à court terme ou à moyen terme, les quatre objectifs suivants : croissance (TDC du PIB), plein emploi (taux de chômage), stabilité des prix (taux d’inflation), équilibre extérieur (solde de la BTC/PIB).
La croissance et emploi sont liés : pour produire plus, il faut généralement davantage de main d’oeuvre.
L’équilibre extérieur va de pair avec la stabilité des prix : un faible taux d’inflation est favorable à la compétitivité prix des produits nationaux.
La croissance et l’équilibre extérieur sont contradictoires : la croissance entraîne une stimulation de la consommation et de l’investissement, générant des importations supplémentaires.
L’emploi et la stabilité des prix sont contradictoires : l’expansion et le plein emploi entraîne des tensions inflationnistes comme l’illustre la courbe de Phillips.
Lorsque le taux de chômage augmente l’inflation baisse
Et inversement……l’inflation augmente , le aux de chômage diminue…
En A : surchauffe : le taux de chômage est faible, les salariés sont en position de force sur la marché du travail, ils peuvent donc obtenir des hausses de salaires qui se répercutent sur les prix par les coûts de production( inflation par les coûts) ou par le gonflement de la demande( inflation par la demande)
En B : récession : la courbe de Phillips se résume à l’arbitrage entre inflation et chômage auquel sont confrontées les politiques keynésiennes : pour réduire le chômage, il faut tolérer davantage d’inflation.
2° Les moyens de la politique conjoncturelle
2-1 : La politique budgétaire
La politique budgétaire consiste à utiliser le budget de l’état pour atteindre certains objectifs
Elle peut être expansionniste : on accroît le déficit budgétaire
Il s’agit de stimuler la croissance et l’emploi : le déficit stimule la de mande globale, le PIB s’accroît , l’emploi augmente.= politique de demande d’inspiration keynésienne.
Elle se réalise par une augmentation des dépenses : infrastructures, mécanisme du multiplicateur d’investissement, embauches de fonctionnaires, prestations familiales versées aux ménages.
Elle peut être restrictive : on cherche alors à réduire le déficit budgétaire. Les objectifs d’une politique budgétaire restrictive sont de lutter contre l’inflation et le déficit extérieur : le freinage de la demande globale limite les importations et limite l’inflation par la demande.
Elle se réalise par une diminution des dépenses ou par une hausse des prélèvements obligatoires.
2-2 La politique monétaire :
La politique monétaire : consiste à jouer sur la quantité de monnaie en circulation et sur le niveau des taux d’intérêt pour atteindre certains objectifs.
La politique monétaire expansionniste : on provoque un accroissement de la masse monétaire et une baisse des taux d’intérêt ; Il s’agit de stimuler la croissance et l’emploi. La baisse des taux stimule la demande de crédit émanant des entreprise ( effet de levier) et des ménages( crédit à la consommation, logements), ce qui entraîne une hausse de la demande globale
2-3 Politique de change ( voir DOC) 1 bis
3 °Les moyens de la politique structurelle : ( voir DOC) 1 bis
Conclusion : L’action des pouvoirs publics : pourquoi ? Comment ?
A partir des documents DOC 1 et 1 bis
Complétez le texte à trou
L’action des pouvoirs publics poursuit trois objectifs : le financements des administrations et des consommations collectives ( défenses , infrastructures, santé, éducation..) La régulation de l’activité économiquela redistribution du revenu national pour réduire les inégalités sociales. ( recherche d’une croissance équilibrée)
Pour atteindre ces objectifs , les pouvoirs publics mettent en œuvre des politiques conjoncturelles qui agissent à court terme et des politiques structurelles dont les effets sont à plus long terme . Les instruments utilisés sont multiples : action sur les dépenses publiques et la fiscalité, variation de la masse monétaire , modification des taux de change, réglementation , déréglementation, subventions, nationalisations ou privatisations, législation du travail , assurances contre certains risques sociaux.
B° Les politique conjoncturelles : choc de l’offre et contraintes extérieures :
A partir des années 80 les politiques d’inspiration keynésiennes efficaces pendant les 30 glorieuses, se heurtent à des contraintes sur l’offre et externe qui remettent en cause l’arbitrage entre inflation et chômage.
1° La politique économique face aux contraintes de l’offre DOC 2
Q1) Définir choc de l’offre ?
Il s’agit d’une hausse sensible des coûts de production.
Q2 ) Pourquoi un choc sur l’offre entraîne-t-il récession ,inflation , chômage ?
Hausse des coûts de production–entraîne une production moins lucrative .
Les entreprises réduisent leur offre (-à demande inchangée) cela provoque – l’ inflation.
D’autant que le recul de l’offre s’accompagne -à la fois du recul de l’emploi -(hausse du chômage)….–à récession mais aussi de l’inflation …
Ce qui débouche sur un phénomène appelé stagflation (inflation +chômage)
Q3) Pourquoi une telle situation risque-t-elle d’entraîner une spirale inflationniste ?
Si les principaux partenaires sociaux, les salariés et les entreprises veulent conserver le même niveau de rémunération les coûts ne diminuent pas. Les prix continuent à augmenter car les entreprises répercutent dans leur prix de vente la hausse de salaires pour maintenir leur marges une spirale inflationniste s’installe : hausse des coûts et de la demande.
Note bas de document : choc pétrolier….
2° Les enseignements de la relance de P. Mauroy en 1981/82 : la contrainte extérieur
Q1) Pourquoi la politique de Mauroy est –elle typiquement Keynésienne
La politique de relance de P. Mauroy est une politique de relance de la demande : hausse du SMIC et des revenus sociaux, création d’emplois publics, déficit budgétaire. Il s’agit d’augmenter la consommation( augmenter les bas salaire lesquels ont une propension à consommer > à celle des hauts revenus).
Hausse de la consommationà hausse de la production à baisse du chômage
Les moyens utilisés politique budgétaire) sont typiquement Keynésien.
Q2) Quelles sont les cause internes et externes de l’échec de cette politique de relance ?
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Causes externes |
Causes internes |
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Economie ouverte au niveau du commerce extérieur mais absence de liberté des capitaux entre les pays ne permettant pas à l’épargne extérieure de financer la relance française |
Erreur de diagnostic de la situation : la récession ne s’explique par une insuffisance de la demande mais par un choc de l’offre : une politique keynésienne est inappropriée |
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Partenaires commerciaux menant au même moment une politique d’austéritéàimpossibilité pour la France d’exporter plus et hausse des importations induites par la relance de l’activité économique nationale |
Appareil productif de la France incapable de répondre à l’augmentation de la demande-àimportations |
C° Le financement des dépenses publiques : les contraintes financières et sociales
1° Finances publiques, croissance, chômage en France (1980-2001) :DOC 4
Q1) Quelles relations peut-on établir entre les évolutions respectives du PIB, du taux de chômage, et dépenses publiques d’une part, du déficit d’autre part, de 1980 à 1995 ?
De 1980 à 1995, L’économie française connaît une croissance du PIB le plus souvent inférieur à 2 % en volume , provoquant une hausse du taux de chômage( de 6,3 %) de la population active en 1980 à 11,4 % en 1995) malgré une hausse de plus de 10 points des dépenses publiques.
Le ralentissement de la croissance diminue les rentrées fiscales et sociales, tandis que les dépenses publiques à caractère social progressent. Il en résulte un déficit public qui s’aggrave pour atteindre 5,4 % du PIB en 1995.
Q2) Quelles ont été les conséquences sur les prélèvements obligatoires et les dépenses publiques de la réduction du déficit public à partir de 1995 ?
A partir de 1995, contrainte par les accords de Maastricht et la nécessité de réduire le poids de la dette publique dans le PIB, la France mène une politique restrictive pour diminuer son déficit public ( 6 1,5 % du PIB en 2001) . Cette politique l’oblige à réduire le poids des dépenses publiques dans le PIB et à augmenter celui des prélèvements obligatoires.
2° Facteurs et conséquences de la hausse des déficit public DOC5
Q1) Quels sont les facteurs de la hausse des revenus sociaux
-La progression du chômage et de la pauvreté due au ralentissement de la croissance( hausse des allocations chômage, du RMI et des revenus d’assistance)
-Le vieillissement de la population ( hausse du volume des retraites et des dépenses de santé)
– l’élévation du niveau de vie qui augmente les dépenses de santé. Ces dépenses ont un élasticité supérieur à 1 car la santé est un bien supérieur.
– l’augmentation du coût des soins due aux progrès médicaux.
Q2) Pourquoi un définit public excessif peut-il entraîner une Hausse du taux de prélèvements obligatoires ?
Un déficit public excessif pose la question de la solvabilité des collectivités publiques qui ne peuvent indéfiniment s’endetter . Pour réduire le déficit public, il faut soit réduire les dépenses publiques soit augmenter les prélèvements obligatoires<. De plus le traité de Maastricht ( 1992) suivi du pacte de stabilité de Dublin1996 contraint les pays membres de la zone euro à limiter leur déficit public et leur dette.
Q3) Quels sont les difficultés économiques et sociales d’un déficit public excessif ?
Un déficit public excessif est source de difficultés économiques et sociales :
– la nécessité d’augmenter les prélèvements obligatoires ou de baisser les dépenses publiques risque de freiner la croissance
– La hausse de la dette augmente le taux d’intérêt, ce qui peut freiner les investissements ( effet d’éviction : phénomène qui conduit l’activité du secteur public à supplanter celle du secteur privé . Les conséquences d’un déficit budgétaire financé par le recours à l’endettement de l’état . Le recours des pouvoirs publics à l’emprunt provoque un déplacement des ressources disponibles vers le secteur public et au détriment des entreprises privées. Le résultat de cet effet d’éviction est une hausse des taux d’intérêt( car la demande de capitaux s’accroît) dommageable pour l’ activité économique.
– La réduction des dépenses publiques à caractère social risque d’augmenter la pauvreté.
3° La triple crise de l’état providence :
rappel cours de première :
– Crise financière la hausse des déficits publics, le pois de la dette dans le PIB.
– Crise d’efficacité : incapacité à réguler l’activité économique, à prendre en charge les besoins, effets pervers de l’intervention étatique : les effet pervers de l’assistance( effet désincitatif).
– Crise de légitimité : érosion du mythe de l’état providence, constat de l’inefficacité de l’état providence.
II° L’action des pouvoirs publics : de nouveaux cadres
A° Priorité à la désinflation :
1° L’état interventionniste critiqué par les Libéraux
Activité : complétez le texte à trou à l’aide des deux documents ( ci dessous)
Fondements théoriques : courant animé par M. Friedman , principal auteur monétariste
« L’inflation est toujours est partout un phénomène monétaire »
Les monétaristes proposent un contrôle de la masse monétaire. Ils développent une vive critique des politiques conjoncturelles d’inspiration keynésienne que l’on peut schématiser en s’appuyant sur la courbe de Phillips.
Vue par M. Friedman :
Selon l’interprétation monétariste de la courbe de Phillips, toute politique de relance a pour effet de se déplacer dès lors que l’inflation a réduit le supplément de pouvoir d’achat injecté dans l’économie( la monnaie est passive bien qu’elle puisse paraître active à court terme) Phénomène de stagflation à la fois inflation + chômage). Dès lors une politique keynésienne n’a d’autres effets sue d’accroître l’inflation sans parvenir à résorber le chômage.
Ainsi, il faut donc combattre l’inflation.( mise en place de politique monétaire restrictive)
Limites de ces politiques . Elles entraînent à court terme , un freinage de la demande globale qui entraîne un ralentissement de la croissance , il en résulte une aggravation du chômage
2° Pourquoi, pour « la nouvelle école classique » le déficit budgétaire n’a-t-il pas d’effet de relance sur l’économie ? DOC : 6 l’état interventionniste, critiqué par les Libéraux.
Pour « la nouvelle école classique », le déficit budgétaire n’a pas d’effet de relance sur l’économie, car les agents économiques anticipent l’inflation et la baisse de leur pouvoir d’achat. Ils n’augmentent donc pas leur consommation à l’annonce d’une politique budgétaire expansionniste. Ils peuvent aussi craindre des impôts supplémentaires dans le futur et préfèrent épargner.
3° Pourquoi les Libéraux veulent-ils réduire les impôts et les cotisations sociales ?
Selon une expression constatée d’ A LAFFER : « trop d’impôt tue l’impôt ». Une fiscalité excessive décourage les initiative et pousse à la fraude ou à l’ invasion fiscale. Quant aux cotisations, elles alourdissent le coût du travail (perte de compétitivité) et découragent les chômeurs de rechercher un emploi.
B° La coordination des politiques économiques
On remarque que les trois pays européens principaux présentent , comparativement aux USA , un faible Taux de croissance, un faible taux d’inflation, un faible solde courant un fort taux de chômage. On vérifie à nouveau que la croissance et l’emploi sont liés que l’équilibre extérieur va de pair avec la stabilité des prix que la croissance et l’équilibre extérieur sont contradictoires