Chapitre 4 : LA CULTURE
Intro :
Editorial :
Questionnement :
Concepts au programme : intégration, acculturation, sous-culture, conflits culturels.
Activité : brainstorming : Retrouvez les différentes dimensions ou acceptions du concept de culture.
D’ou le plan : I° Les différentes acceptions du concept de culture
II° Les Fonctions de la culture
I° Les Cultures sont diverses :
A° La diversité des cultures dans des sociétés différentes :
1° « Les Barbares et les sauvages »:
A partir du texte : « L’évolutionnisme : une explication contestée »
a)Q1 Définition : Au XIX, le sauvage cher au XVIII est devenu le primitif, c’est à dire l’ancêtre du civilisé, appelé à le rejoindre (colonisation = projet éducateur).Projet certes étnnocentrisme mais la démarche = connaissance de l’altérité, non encore reconnue comme culture.
Etnocentrisme : attitude d’un individu qui consiste à apprécier une culture par rapport à sa propre culture et donc très souvent, à le considérer comme inférieure à la sienne.
L’évolutionnisme :théorie selon laquelle l’histoire culturelle de l’humanité passerait par plusieurs étapes allant du plus simple ( les sauvages) au plus complexe’ la civilisation occidentale)
b)Q2 Contestation…Ce n’est qu’avec les premiers travaux des ethnologues qu’on reconnaît progressivement la complexité des sociétés primitives et que leur fonctionnement social, aussi éloigné soit-il du nôtre, est appelé comme le nôtre culture.
2° L’impossible communication inter-culturelle :
Doc : « Choc des cultures et impérialisme culturel dans les entreprises »
Objectif définir l’éthnocentrisme
q) Pourquoi peut-on parler d’un impérialisme culturel occidental dans le monde des entreprises ?
q) Quelles peuvent être les conséquences d’une telle attitude ?
Il convient de définir l’éthnocentrisme : attitude consistant à se référer à ses normes habituelles pour juger autrui ( ind ou scté) ; cette attitude conduit à refuser la diversité culturelle et à la relativité de la sienne.
3° Le relativisme culturel :
q) Peut-on classer les cultures ?
q)Existent-ils des limites au relativisme culturel ?
Pour pouvoir établir une communication interculturelle, il faut d’abord faire preuve de relativisme culturel. Le relativisme culturel fait de la culture un ensemble de traits particuliers à chaque groupe humain, ce qui lui confère une originalité irréductible. Il s’agit alors de considérer que tout fait culturel à un sens par rapport à la culture à laquelle il appartient.
Ex : du cannibalisme pour M/Mauss : il étudie l’endocannibalisme cannibalisme au sein même d’un groupe. Sans se laisser rebuter par le dégoût qu’il aurait pu avoir quant à cette pratique. Mauss y détecte un rite de mort : il s’agit de retenir dans chacun des membres du groupe social l’esprit de la famille prêt à s’échapper.( rite piaculaire).
B° Dans une même société :
1° Culture dominante/Sous-culture/Contre-culture :
a)Culture globale et sous- culture :
Activité : Rechercher les attributs de ces deux concepts et des exemples afin de les présenter.
Illustration possible avec le film « mémoires d’immigrés de Yasmina Benguigui.
Une culture dominante est une culture que l’on retrouve chez le plus grand nombre d’individus, d’une société et qui domine les autres sous-cultures.
Culture globale, une société globale se caractérise par une ensemble de traits culturels communs à tous ses membres.
Une sous-culture regroupe un ensemble de savoir, de façon de penser, propre à un groupe social au sein d’un groupe plus large. Ce sont des cultures spécifiques à des sous- groupes, à l’intérieur de la société globale. Une sous-culture peut-être stratégiquement adoptée pour réfute, refuser la culture dominante. Dans ce cas, la sous-culture devient contre-culture.
Contre-culture :On désigne l’ensemble des valeurs et des modèles qui s’opposent à la culture officiellement dominante. Elle permet aux dominés de se réapproprier une identité définie de façon négative par la société globale.
b) Contre culture et changement culturel :
q) Illustrez le concept de contre-culture et expliquer en quoi permet-il le changement social ou l’évolution des normes et valeurs ?
Activité : Par bien des aspects, MAI 68 apparaît comme un mouvement contre-culturel dont les caractéristiques peuvent être résumées dans la tableau suivant :
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Modèles de culture dominante |
Modèle de la contre-culture post- soixante-huitarde |
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Type de culture |
Unificatrice,européocentriste |
……………………….. |
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Valeurs |
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Rapports entre les individus, sexes, générations |
……………………. |
………………………… |
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Organisation de la société |
Centralisée, technocratique |
………………………….. |
En effet, si nous reprenons l’exemple de Mai 68, il est indéniable que ce mouvement ouvrit non seulement un fossé entre les générations mais provoqua aussi une révolution des mœurs qui se prolonge de nos jours et s’est traduite dans les rapports sociaux moins autoritaires et dans la législation( statuts matrimoniaux, législation de la contraception, de l’avortement).
L’apparition d’une contre-culture n’est donc pas nécessairement un dysfonctionnement de la société, mais peut contribuer, comme dans cet exemple à sa transformation e profondeur.
2° Identité culturelle et groupes sociaux :
objectif : ré-exploiter les concepts de groupe de référence et d’appartenance :
TD : A partir de l’exploitation du film d’Etienne Chatillez : « La vie est un long fleuve tranquille », mettant en évidence les liens entre ces deux concepts ainsi que celui de modes de vies.
II° Influence de cette diversité culturelle sur le socialisation :
A° Culture de niveau :
1° La concurrence des agents de socialisation :
Objectif : re-mobiliser les concepts de groupe de référence et d’appartenance, normes et valeurs.
Quelles sont les conséquences envisageables ce cette concurrence ?
Préciser entre quels agents, quelles difficultés ?
Les agents de socialisation différents ne proposeront pas forcément le même modèle culturel, le même modèle de société ?Ainsi selon que les groupes d’appartenance et les groupes de référence partagent les mêmes modèles culturels ou non
2° L’inégalité des chances : p60
objectif : Identifier les interactions entre socialisation familiale et scolarisation.
a)« Une généralisation de la préoccupation scolaire » Doc.n° 15 p60
q30/31/32.
Q30 :La préoccupation scolaire se généralise grâce à l’évolution globale de la société( transformation du marché du travail, montée du chômage). Plus concrètement, c’est la forte mobilité sociale durant les 30 glorieuses et la plus grande visibilité des effets de la certification scolaire qui en est la cause.
Attention, le document distingue bien la préoccupation scolaire partagée par les parents et l’excellence très inégalement accessible selon l’origine sociale des enfants.
Q31 : Le déclassement et la promotion sociale renvoient à la mobilité sociale ascendante : ce sont des trajets parcourus par les individus qui les amènent soit à monter soit à descendre dans la hiérarchie sociale. Le déclassement concerne surtout ceux qui occupent une bonne position sociale, les plus qualifiés. Les victimes possibles de ce déclassement ont intérêt à transformer leur capital économique et capital scolaire.
La promotion sociale concernent ceux qui sont situés en bas !. Ils cherchent à assurer un avenir meilleur à leurs enfants.
Q32 :Dans la tradition de l’école Républicaine, la réussite scolaire constitue la voix pour s’élever dans la hiérarchie sociale.
La démocratisation de l’enseignement peut dans un premier sens être synonyme de massification : il s’agit de l’accès accru des jeunes aux différents niveaux de l’enseignement.
Dans un deuxième sens la démocratisation signifie l’égalisation des chances, c’est à dire la réduction des écarts de trajectoire scolaire.
b)Distance culturelle et situation scolaire : Doc.n° 16 p60
Q33 : Qu’est-ce que la « culture au sens légitime et la distance culturelle »
On parle de distance culturelle pour évoquer le fait dans certains milieux sociaux, la culture familiale est éloignée de la culture légitime, la culture savante , cultivée
Q35 : Cependant la distance culturelle n’est pas un facteur inéluctable d’échec scolaire.
Certaines familles populaires pourtant culturellement démunies parviennent à accompagner l’enfant durant sa scolarité.
Elles n’ont peut-être pas de compétences scolaires mais font une place symbolique à l’écolier au sein du groupe familial. Elles font sentir à l’enfant l’importance de l’école. Ce facteur de la distance culturelle est insuffisant pour expliquer à lui seul la complexité de l’échec scolaire.
b)Familles et parcours scolaires : Doc.n° 17 p61
Q36 Les moyens d’action des familles sur le parcours scolaires des enfants
Il existe différents moyens d’action pour agir sur la parcours scolaire de leurs enfants :
Surveillance et aide au travail scolaire, choix des options de filières, stratégie de contournement de la carte scolaire, ou encore le recours à l’enseignement privé.
Q37 Quels moyens d’action ? Pour quel type de familles ?
Cependant, ces différents moyens d’actions ne sont pas accessible à toutes les familles. Cela dépend du capital économique ou culturel dont dispose les familles.S’il convient d’éviter une vision mécaniste, il n’en reste pas moins que les déterminismes sociaux jouent fortement en matière de scolarité.
B° L’acculturation :
1° Les processus d’acculturation… à partir du document proposé.
a) définition :
recherchez la définition dans le lexique du manuel
A partir du Doc.n° 16 p80 q 37
Que désigne le terme acculturation ?
Phénomènes d’échanges entre deux cultures à la suite d’un contact direct ou prolongé.
L’acculturation désigne l’ensemble des phénomènes qui résultent des contacts directs et prolongés entre deux groupes humains de cultures différentes, entraînant des transformations de l’une ou les 2 types culturels en présence.
b)exemples : Relevez les différents processus d’acculturation et illustrez- les par des exemples ?
Il y deux manières possibles de considérer le rap comme un phénomène d’acculturation. En tant qu’emprunt à la culture américaine du fait de l’omniprésence de cette dernière en France et de la fascination qu’elle continue d’exercer, le rap a modifié le paysage culturel Français. Celui-ci a, en retour modifié le rap : les rappeurs français du fait de leur rapport permanent avec la culture Française, ont peu à peu transformé le modèle culturel du rap nord- américain et l’ont adapté à leur propre environnement.
Les occasions de mise en contact de deux cultures :
-le processus d’acculturation sont le résultats de contacts pacifiques( commerce, tourisme)
= acculturation souhaitée
-soit le résultat d’une occupation prolongée (L domination politique, économique, culturelle)
= acculturation imposée.
2° …et ses résultats.
Quels sont les effets possibles de l’acculturation ?
Montrez à l’aide d’exemples historiques que l’acculturation est un phénomène universel ?
a)Le processus de sélection culturelle :les éléments adoptés : les emprunts culturels obéissent au principe de sélectivité. Les emprunts culturels s’effectue souvent en fonction de leur comptabilité avec le système culturel de la culture réceptrice.
b) Syncrétisme : processus de ré-interprétation des traits culturels. La société réceptrice réinterprète souvent le trait culturel emprunté en fonction de ses propres valeurs.
Les deux cultures en contact se combinent et se réinterprète de sorte que naît une culture inédite que l’on appelle culture syncrétique.
= agrégation, amalgame des traits culturels d’origine différente transformés par le mécanisme d’acculturation.
c)Dualisme culturel : lorsque l’un des groupes finit par adopter l’ensemble des traits culturels de l’autre société et abandonne sa culture d’origine : on parle d’assimilation.
Elle suppose la négation de la culture (déculturation).
Lorsqu’il est mené à son terme aboutit à l’éthnocide (destruction systématique de la culture dominée)