Chapitre 6 : CLASSER LA POPULATION
LES PROFESSIONS ET CATEGORIES PROFESSIONNELLES
I° La Construction de la Nomenclature : CSP
A° Origines des CSP : Doc.n° 1p 110 q1/2
1° Origines :
Activité :Recherche documentaire dico de Sociologie Hatier au CDI.
Trois périodes historiques marquent la structure sociale de la France :
– l’héritage de l’ancien régime, qui perdure jusqu’au qu’à la fin du XIX siècle, place le métier à la base de la nomenclature.
– A la fin du XIX siècle, le développement du salariat vient compléter la classification en métiers.
– A partir des années 30, l’extension du salariat impose des critères permettant une hiérarchisation des salariés selon leurs qualifications et les fonctions qu’elles remplissent.
2° Critères de construction :
A partir de vos recherche précédentes et du doc.n° 2 même page ,répertoriez-les.
– le statut
– le secteur d’activité
– la taille de l’entreprise
– la classification
– la nature de l’employeur
B° Les principes des CSP :
1°L’objectif d’homogénéité :Doc.n°5p112.
a)Q8
La PCS chef d’entreprise présent une certaine homogénéité sociale.
Par exemple les chefs d’entreprise sont amenés à nouer des relations dans le cadre de leur activité professionnelle, ainsi que de leurs pratiques culturelles et sportives. Le profil plutôt masculin de cette PCS détermine des comportements de consommation particuliers( type de logement, lecture de certains journaux, mode de transport). De plus, le rôle de décideur donne une coloration nettement libérale aux comportements et opinions politiques de ses membres.
b)q9 : Certains classements reposent sur un critère unique (âge, sexe, diplôme). L’objectif est d’établir des catégories dont on peut interpréter les résultats . La nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles de l’INSEE, élaborée en 1954 est plus ambitieuse. Son classement prend en compte les notions de métier (hérité des corporations de l’ancien régime), de statut et d’emploi (avec la mise en place des grilles de conventions collectives et la reconnaissance de niveaux de qualification divers). Les principaux critères de distinction des CSP qui découlent de cet historique, et dont les croisements ne sont pas systématiques, ont pour fonction de favoriser la construction de catégories sociales à la fois multidimensionnelles et synthétiques
2° Quelques propriétés des CSP en 2000 Doc.n° 7p113.
Exercice p113.
II° Les Mutations de la Structure Sociale :
A° Les principales évolutions des effectifs et de la part des CSP :
1° Une structure sociale bouleversée Doc.n° 8p 114.
a) constats :Q 15/16
catégories en expansion :
– cadre au sens large, incluant les professions intermédiaires
– employés
– ouvriers
catégories en déclin :
– agriculteurs exploitants
– artisans commerçants
– ouvriers agricoles
– domestiques.
b) explications ?
-désindustrialisation
-tertiarisation
c) les mutations contemporaines Doc.n°9p 114.q17/18
– En 1962, sur 100 actifs, 15,9 étaient des agriculteurs exploitants.
– On remarque que la part des actifs faisant partie des PCS 1,2 et 6 diminue, contrairement aux autres PCS dont la part augmente.
1.AE : -13,5 Points / 84,9 %
2. ACC : – 4,8 /-44,03 %
3.CPIS : + 8,2 / 274,46 %
4.PI : + 9 /81,81 %
5.E : +11,4 / 161,95%
6 O : -11,4 / – 29,15 %
2°L’expansion des employés Doc.n° 11p 115.
a) Q21
Dans le secteur tertiaire, le progrès technique s’est traduit par l’informatisation croissante des tâches confiées aux employés, et par l’introduction de nouveaux procédés de traitement de l’information. Par exemple, les employés administratifs ont dû se familiariser aux logiciels de traitements de texte et de gestion ; les employés de commerce, grâce à l’utilisation de lecteurs optiques d’étiquettes à code-barres ou des lecteurs magnétiques de cartes de crédit, ont réalisé des économies de temps.
b) Q23
Les professions les moins qualifiées (comme les services aux personnes) bénéficient d’une amélioration de la compétence des employés concernés dans la mesure où l’offre de ce type de travail est élevée et la rentabilité du marché (profits pour les offreurs) passe par l’amélioration du service proposé. Concernant les employés accomplissant des tâches administratives, le développement de la bureaucratie a accru leur nombre, avant, dans un 2° temps, d’élever leur niveau de compétence via l’informatisation des activités. En revanche, l’informatisation a induit des gains de productivité qui ont stoppé le croissance des emplois.. en fait la majorité des tâches d’exécution se sont enrichies même si certains observateurs relativisent cette évolution en parlant de taylorisme assisté par ordinateur.
B° Les différences et les inégalités entre CSP :
1° Des conditions de travail plurielles : Doc.N° 13 p116
a)Q27 : EN 1991, Sue 100 ouvrières 66 déclaraient rester longtemps debout. De 1984 à 1991, les conditions de travail se sont dégradées pour les hommes et les femmes appartenant aux PCS 5/6.
b)Q28 : Globalement, les conditions de travail sont plus pénibles pour les ouvriers
que pour les employés, pour les hommes que pour les femmes. Ainsi, en 1991, 21% des ouvriers déclarent « risquer des chutes graves » contre 11% des employés, et 43% des ouvriers déclarent « risquer des chutes graves » contre 17 % des ouvrières.
c)Q29 : Des conditions de travail difficiles ont des conséquences néfastes à deux niveaux :
-elles perturbent le moral des travailleurs, ce qui peut favoriser la contestation sociale, l’absentéisme, les malfaçons et, plus généralement, le ralentissement de la productivité ;
-elles peuvent entraîner du stress, des accidents de travail très coûteux pour la collectivité
( c’est à dire la sécurité sociale), détériorer la santé et pénaliser la carrière des travailleurs concernés.
2° Vers un cumul des inégalités : Doc.N° 15 p 117.
a)Q32 : Une différence renvoie à des comportements, des attitudes, des façons de voir particuliers. Une différence va devenir une inégalité dès lors qu’elle pénalise socialement l’individu ( différence de dotation en capital culturel). A partir de moment où la différence procure un inconvénient d’ordre social, elle devient une inégalité.
b)Q33 : Il existe les inégalités quantitatives et qualitatives.
Les premières sont mesurables à l’aide d’indicateurs statistiques tels que les taux de variation, la médiane. Ainsi, on peut mesurer sur une période donnée, les taux de variation du Revenu Disponible de chaque CSP et effectuer des comparaisons. Les inégalités qualitatives ne peuvent pas être mesurées à l’aide d’indicateurs statistiques, car elles renvoient à des différences moins chiffrables ou plus symboliques. Il s’agit, par exemple, des inégalités concernant le maniement de la langue, les conditions de travail, le pouvoir.
c)q34 : On observe que les inégalités sont toujours en défaveur des mêmes CSP. Par conséquent, ces CSP cumulent les handicaps. Ainsi, dès l’apprentissage du langage, la famille transmettra un vocabulaire plus ou moine riche, une syntaxe correcte, des qualités d’abstraction très inégales. Ces éléments influeront sur les apprentissages scolaires des enfants et la réussite scolaire. Le langage est une composante du capital social qui contribue à la carrière professionnelle ; il facilite les démarches administratives, certaines pratiques culturelles à travers les générations.
III° Des CSP parfois hétérogènes :
A° l’homogénéité en question : Doc.N° 16 p 118.
1° Q35 Certains groupes sont très hétérogènes : Par exemple celui des cadres : il existe de nombreuses différences entre un cadre dirigeant d’une grande entreprise et un officier de marine marchande ; entre les cadres exerçant des activités commerciales, techniques ou administratives ; entre un cadre autodidacte et un cadre diplômé, entre un cadre dont le statut est clairement défini par des conventions collectives et un responsable de magasin assimilant ses fonctions à celle d’un cadre.
2° Q36 : les chômeurs ayant déjà travaillé sont ventilés dans leur catégorie d’origine. Les précaires ne font pas l’objet d’une distinction particulière. Le statut à l’embauche ( contrat stable et temporaire) n’est donc pas un critère de classement. Les exclus sont classés parmi les inactifs.
Pour les spécialistes de la nomenclature les variables citées précédemment soient intégrées à la catégorie sociale. Intégrer ces variables revient à éclater ces catégories.
B° Une pertinence de CSP relative : Doc.N° 18 p 119.
1° Q38 : Les facteurs sont les suivants : la culture juvénile , le diplôme, la religion, les revenus.
2° Q39 : Le degré de la pertinence de la nomenclature des PCS provient du fait que les membres des groupes sociaux ont des caractéristiques sociales semblables. Celles-ci s’expliquent par la diversité des critères utilisés pour construire les CSP, prenant en compte plusieurs clivages de l’espace social (statut, qualification, fonction remplie, hiérarchie dans le salariat ) d’où la production de groupes relativement homogènes dans différents domaines entre lesquels on observe des inégalités, des différences majeures.
CC : La plupart des groupes sont traversés par des clivages internes qui influent sur les situations, comportements et opinions de leurs membres.
La concurrence d’autres classifications : deux types de classifications au moins coexistent avec la nomenclature de PCS : les classes sociales et des principes de classification. L’age, le genre, l’éthnicité, le diplôme, la profession. Ces classements contribuent à comprendre certaines différenciations sociales.