Chapitre 5

 

Chapitre 5 : CLASSES et  STRUCTURE SOCIALE


Intro :  Test de représentation : évaluation des énoncés.

A signifie : c’est tout à fait cela( cela correspond à ce que je pense)

B signifie : cela correspond en partie à ce que je pense( mais c’est trop imprécis, trop restreint, trop large..)

C signifie : c’est faux ( ce la n’a rien à voir avec ce que je pense).

1.Des pyramides à aujourd’hui, il y a toujours eu ceux qui étaient en bas et ceux qui étaient en haut , rein n’a changé.

2. Vivre bourgeoisement, c’est le rêve de tous.

3. Aujourd’hui, tous le monde se ressemble, les classes sociales appartiennent au passé.

4. Il y a ceux qui ont du travail et les autres, tout le reste est secondaire.

5. Un enfant  ne perçoit pas les différences sociales.

6. Il y a des bons et des mauvais partout ; ce qui compte c’est l’individu et non le milieu social.

7. Il est plus facile d’épouser quelqu’un de son milieu social.

 

 

Editorial :

Une société distribue de façon inégale les droits et devoirs, les privilèges.

Certaines tâches sont pénibles, d’autres valorisantes bien rémunérées…

« Dis moi comment tu divises et opposes les membres d’une société et je te dirais quel type de sociologie tu fais ». Nous verrons deux grandes approches l’individualisme et le holisme.

Nous tenterons ensuite de décrire les CSP de la société Française. Nous verrons qu’il faut aller au-delà des classifications empiriques pour comprendre les groupes sociaux et mêmes les classes sociales. Enfin, nous donnerons un aperçu des clivages de la France contemporaine et de leur lecture.

Brain-storming : autour du concept de structure sociale/ stratification

Activité : Si les concepts attendus n’apparaissent pas, il faut utiliser la double page du manuel p128/9,Doc.n° 1/2/3

Questionnement : Proposer un cadrage temporel ou le faire découvrir aux élèves

A quelles questions va-ton répondre ? méthodologie approche de la problématique.

Concepts au programme :  groupe social, catégories socioprofessionnelles, holisme, individualisme rapports sociaux, hiérarchie, domination, classes sociales.

 

Les Sociologues ne partagent pas les mêmes représentation de la réalité sociale. Il faut donc distinguer les représentations : système mental permettant de décrire, comprendre, interpréter un phénomène social des représentations savantes : classement, modèles et théories élaborées par les chercheurs qui aspirent à l’étude scientifiques des faits sociaux.

 

Nous véhiculons un certain nombre de préjugés, de représentations qui nous permettent d’organiser, de maîtriser notre environnement et d’orienter nos jugements ,nos actions. Pour analyser une situation sociale sonnée, chaque individu utilise spontanément sana beaucoup de recul critique, le sens commun c’est à dire les représentations communes dont il est porteur.

Le sociologue doit se passer de ce sens commun.

 

objectifs : distinguer les représentations savantes ou courantes ( du sens  commun)…

Concepts et Représentations…

I°Les différentes représentations savantes :

II° Les concepts de la stratification sociale :

 

I°Les différentes représentations savantes :

A° Réalisme/ Objectivisme :

Objectivisme : démarche intellectuelle consistant à chercher les lois objectives qui gouverne la réalité sociale, c’est à dire qui, derrière le désordre apparent de la vie en société, révèlent un ordre sous-jacent.

Ce courant de pensée est notamment représenté par deux grands fondateurs de la sociologie Auguste Comte et Emile Durkheim qui ambitionnait de faire de la sociologie une véritable physique sociale, aussi rigoureuse que la physique.

 

Subjectivisme :Héritier de la philosophie Kantienne en sciences sociales. Selon Kant, la réalité en soi est inaccessible à l’homme. Celui-ci n’observe le réel qu’à travers un modèle de représentations, de structure mentales, variables d’un individu à l’autre , d’un groupe à l’autre. Il n’y a pas une observation objective de la réalité mais seulement des visions différentes de ce qui nous paraît la réalité.

 

B° Individu/ Société : Individualisme /Holisme

Cf rappel TD :activité constitution d’un tableau récapitulatif… ou photocopie.

 

 

II° Les concepts du classement social :

réalisme / nominalisme :

Selon l’approche réaliste ces concepts de catégories, classes…traduisent des réalités sociales

Objectives que l’on peut constater et même souvent les mesurer.

Selon l’approche nominaliste, ces concepts sont des constructions intellectuelles opérées par les sociologues, leur permettant d’appréhender et de comprendre le réel. On regroupe des individus présentant des similitudes au regard de certains critères, mais ces regroupements ne sont pas des réalités empiriques, ces sont des outils abstraits.

 

Catégorie Sociale/ groupe social :

Catégorie sociale : juxtaposition d’individus présentant une ou plusieurs caractéristiques communes.

Les critères de classement d’une catégorie sociale sont nombreux : revenu, age, sexe, la profession ,niveau d’étude…

 

Groupe social : ensemble d’individus qui ont des caractéristiques communes et qui entretiennent des relations telles qu’elles leur donnent une certaine conscience d’appartenir à cet ensemble.

 

C° Les concepts de la stratification sociale : système hiérarchisé de statuts représentant des inégalités de pouvoir , richesse , prestige entre les membres d’une même société.

Hiérarchie/Inégalités :

classement visant à distinguer des supérieurs, des inférieurs et donc des intermédiaires, au regard de certains critères de fonctionnant comme valeurs.

 

Inégalités sociales : différences de richesse, de pouvoir, de culture, etc entre les groupes qui existent.

 

schéma :sous-concepts…

I ° Peut-on parler d’une survivance des conflits de classes Bourgeois/ Prolétaires ?

A° La bipolarisation des conflits de classes se réalise-t-elle ?

1° La Domination capitaliste sur la prolétariat : Doc.n° 1 p 130.

2° L’expansion  du groupe des ouvriers jusqu’en 82 : Doc.n°3 p 131.

a)q6 :

b)q7 :

3° La convergence actuelle entre employés et ouvriers .Doc.N° 4 p131

a)q 8 :

b)q9 :

 

B° …Conduit-elle à la paupérisation des classes défavorisés au XIX et XXI siècle.

1° Marx et la paupérisation  du prolétariat : Doc.N°9 P134

a)q21 :

b)q22 :

2° De la pauvreté à l’exclusion : Doc.N°11p135.

a)q26 :

b)q27 :

 

II° L’émergence d’une vaste classes moyenne ?

A° La moyennisation de la société ?

1° les composantes de la démocratie selon Tocqueville :

a)q10 :Qui est Alexis de Tocqueville ?

b)q11 :

c) q12 : définition de l »égalisation des conditions :

2° L’émiettement du prolétariat :Doc.N° 7 p132 /133.

a)q16 :

b)q17 :

Des classes sociales aux constellations sociales : H Mendras :Doc.N° 8 p135

a) q19 :

b)q20 :

B° …Conduisant à l’égalisation des conditions :

1° des inégalités moins criantes :Doc. N° 15p137

a)q34 :

b)q35 :

Une forte mobilité ascendante : Doc.N° 16 p137 :

a)q36 :

b) l’analyse de la mobilité sociale contredit l’approche de Marx.

 

Transition problématique : rappel du questionnement historique.

Des classes sociales au PCS

Pré-requis de l’ approche réaliste à l’approche nominaliste…

Weber Sciences politiques ?

Pour les élèves: le plan du chapitre avec les questions… qui doivent être préparées sur le cahier par écrirt

Dossier N° 2  : Une classification de la population : Les PCS

I° La  Construction de la Nomenclature : CSP

A° Origines des CSP : Doc.n° 1p 110 q1/2

1° Origines :

Activité :Recherche documentaire dico de Sociologie Hatier au CDI.

2° Critères de construction :

A partir de vos recherche précédentes et du doc.n° 2 même page ,répertoriez-les.

–          le statut

–          le secteur d’activité

–          la taille de l’entreprise

–          la classification

–          la nature de l’employeur

B° Les principes des CSP :

1°L’objectif d’homogénéité :Doc.n°5p112.

a)Q8

b)Q9

2° Quelques propriétés des CSP en 2000 Doc.n° 7p113.

Q13/14 + Exercice p113. photocopie

II° Les Mutations de la Structure Sociale :

A° Les principales évolutions des effectifs et de la part des CSP :

1° Une structure sociale bouleversée Doc.n° 8p 114.

a)constats :Q 15/16

b)explications ?

c)les mutations contemporaines Doc.n°9p 114.q17/18

2°L’expansion des employés Doc.n° 11p 115.

a)q21

b)q23

B° Les différences et les inégalités entre CSP :

1° Des conditions de travail plurielles : Doc.N° 13 p116

a)Q27 :

b)Q28

c)Q29 :

2° Vers un cumul des inégalités : Doc.N° 15 p 117.

a)q32 :

b)Q33 :

c)Q34 :

 

III° Des CSP parfois hétérogènes :

A° l’homogénéité en question : Doc.N° 16 p 118.

1° q35.

2° q36 :

B° Une pertinence de CSP relative : Doc.N° 18 p 119.

1° q38 :

2° q39 :

 

CLASSES ET STRUCTURES SOCIALES

L’évolution des rapports sociaux :

I ° Peut-on parler d’une survivance des conflits de classes Bourgeois/ Prolétaires ?

A° La bipolarisation des conflits de classes se réalise-t-elle ?

1° La Domination capitaliste sur la prolétariat : Doc.n° 1 p 130.

On peut définir la plus-value comme la différence entre le valeur produite par le force de travail du prolétaire et la valeur d’échange de cette force de travail.

Elle provient d’un surtravail fourni gratuitement par le propriétaire au-delà du temps de travail pendant lequel il produit, concrétisée par des marchandises, une valeur qui correspond à la valeur d’échange de sa force de travail et autour de laquelle gravite le salaire. La plus-value est donc au cœur du processus d’exploitation des prolétaires par les capitalistes.

 

 

2° L’expansion  du groupe des ouvriers jusqu’en 82 : Doc.n°3 p 131.

a)      q6 : Entre 1954 et 1982, si l’on se réfère à l’ancien code des CSP, le nombre d’ouvriers a augmenté de 1,77 million avec un taux de croissance de 27,3%. La croissance du nombre d’ouvriers est surtout vraie entre 1954 ET 1975 : 1,72 million d’ouvriers en plus et un taux de croissance de 26,5 %. Entre 1975 et 1982, les effectifs des ouvriers ont quasi stagné.

La part des ouvriers a augmenté de 1,3 point entre 1954 et 1982, soit un taux de croissance de 3,84% . En fait, cette part a augmenté jusqu’en 1982 pour atteindre 37,7% avec un aux de croissance de 11,5 % , pour régresser légèrement entre 1975 et 1982 .

 

On observera que les effectifs des manœuvres reculent à partir  de 1968, ceux des ouvriers spécialisés à partir de 1975, alors que les effectifs des contremaîtres et des ouvriers qualifiés augmentent jusqu’en 1982.La répartition des ouvriers selon la qualification change donc nettement au détriment des moins qualifiés.

 

b)      q7 : Pendant la période des 30 glorieuses , le poids de l’industrie restait déterminant. Le mode de régulation Fordiste a nourri un mode de croissance conjuguant production et consommation de masse de logements, ainsi que de biens de consommation durables. Pour assurer une forte croissance de la production et répondre à des débouchés en expansion grâce à la croissance du pouvoir d’achat, les employeurs ont embauché différentes catégories d’ouvriers. Certes, dès le milieu des années 60, d’enclenche un processus de substitution du capital au travail qui va ralentir les créations d’emplois de manœuvres et d’ouvriers spécialisés, et on note également des suppressions d’emplois dans les mines. C’est cependant à partir de 1975 que s’accentue le mouvement qui va conduire à un affaire visiblement irréversible du prolétariat traditionnel dans toutes ses composantes.

3° La convergence actuelle entre employés et ouvriers .Doc.N° 4 p131

a)      q 8 : Les transformations technologiques ont provoqué, surtout à partir des années 80, des transformations dabs la quantité, la qualité et la répartition des emplois dans le secteur tertiaire.

Ainsi les emplois classés dans les PI augmentent davantage que ceux des employés. En outre, les clivages internes aux employés administratifs d’entreprises et de la fonction publique effectuent des travaux qualifiés de traitement de l’informations ou de relations avec le public, certaines catégories d’employés remplissent des tâches très parcellaires liées à l’essor du taylorisme dans certains services. On peut, à ce propos, évoquer un mouvement de prolétarisation de certaines catégories d’employés : aides-comptables, standardistes, caissières ou encore serveurs. Leurs travaux peu qualifiés et répétitifs, et avec une faible marge d’initiative personnelle, convergent avec ceux qui sont occupés par les OS dans l’industrie.

b)      q9 : la plupart des employés des services directs aux particuliers, des employés de commerce et une majorité d’agents de service de la fonction publique se rapprochent du prolétariat traditionnel défini par Marx, pas seulement pas leurs types de travaux.

Si l’on exclut le critère, peu opératoire socialement, du travail productif, on a observé que nombre d’employés remplissent des travaux d’exécution proches de ceux des ouvriers par leur contenu et les conditions de travail qui leur sont imposées. Le niveau de formation se rapproche pour les diplômes professionnels, même si la part des bacheliers reste plus forte pour les différentes composantes des employés. L’exposition au chômage et aux travaux précaires est élevée. Les salaires sont très proches. Les perspectives de mobilité sont limitées. De plus, les mariages sont nombreux entre employés et ouvriers. Les comportements syndicaux et politiques se rapprochent. Cela conduit à avancer l’hypothèse de l’émergence du prolétariat au sens large, intégrant outre le prolétariat traditionnel, certaines catégories d’employés, prolétariat plus diplômé pais subissant une dévalorisation

De ses diplômes sur le marché du travail, plus féminin, plus jeune et plus concentré dans le tertiaire que le prolétariat dans le tertiaire que le prolétariat au sens traditionnel.

 

 

 

B° …Conduit-elle à la paupérisation des classes défavorisés au XIX et XXI siècle.

1° Marx et la paupérisation  du prolétariat : Doc.N°9 P134

a)      q21 : il s’agit d’un lien de causalité : la recherche d’une plus-value maximale par les capitalistes les conduit à comprimer la masse salariale globale en s’opposant à des hausses des salaires nominaux, en freinant les embauches, voire en licenciant des salariés dans le cadre d’un processus d’élévation de la composition organique du capital. Certains chômeurs entrent alors dans processus de paupérisation et d’exclusion à LT : surpopulation stagnante qui est la composante la plus fragilisée de la sur population relative, selon Marx.

 

b)      q22 : La paupérisation absolue est évoquée avec prudence par Marx. Elle signifie que l’on assiste à une dégradation absolue des conditions de vie du prolétariat : baisse du pouvoir d’achat, aggravation des conditions de travail, détérioration des modes de vie. Si à LT, cette thèse ne tient pas elle peut s’appliquer, notamment durant  les périodes de crises, aux fractions les plus populaires qui basculent dans la pauvreté absolue.

La paupérisation relative signifie que la situation du prolétariat se dégrade relativement à celle d’autres groupes, en premier lieu les Bourgeois capitaliste. Cette thèse est beaucoup plus opératoire que celle de la paupérisation absolue. En effet, de puis le début ou le milieu des années 80, par exemple, la part des salaires dans la VA  s’est réduite.

 

2° De la pauvreté à l’exclusion : Doc.N°11p135.

a)q26 : L’analyse du sou-prolétariat évoqué par Marx reste d’actualité :

Cette analyse, Marx l’a réalisée dans ses textes à propose des évènements de 1848/1851, en France.

Marx s’attache à dégager les racines de son développement : les lois de son fonctionnement du mode de production capitaliste qui conduisent à évincer des prolétaires du marché du travail. Cette population se compose de catégories qui ont basculé hors des circuits d’intégration sociale et perdu leurs repères traditionnels : vagabonds, chiffonniers, anciens forçats, charlatans et mendiants.

 

b)q27 Situation contemporaine du sous-prolétariat :

Elle ne fige pas le sous- prolétariat dans un état d’exclusion définitive, mais montre des retours possibles vers l’insertion sociale, d’une part les risques de basculement dans un processus d’exclusion du côté des actifs occupés et des individus fragilisés, d’autre part.

Alors qu’aux USA existent des ghettos au sens strict, composés en majorité de membres issus de pays étranger ou de pays proche culturellement. Largement isolés du reste de la population

En France la situation est plus complexe. D’abord, les banlieues dites difficiles rassemblent des individus issus de diverses nationalités, dont quelques Français. La coupure avec la société globale est moins prononcée, car l’état différentes institutions et associations mettent en œuvre des projets de réhabilitation et d’insertion, non sans limites évidemment.

 

II° L’émergence d’une vaste classes moyenne ?

A° La moyennisation de la société ?

1° les composantes de la démocratie selon Tocqueville :

a)      q10 :Qui est Alexis de Tocqueville ?

1805/1859 : issu de la noblesse légitimiste, a effectué des études de droit avant de devenir juge et de réaliser un séjour d’un an aux USA, au cours du duquel il a observé les institutions et la vie politique de ce pays. Il a été également été un homme politique.

Bien qu’issu de l’aristocratie, Tocqueville s’est convaincu que la démocratie deviendrait l’état social de l’avenir. Cette thèse est au cœur de ses deux principaux ouvrages : De la Démocratie en Amériques(1835/1840).

L’ancien régime et la Révolution 1856.

 

b)q11 : L’égalité des conditions résulte de la conjugaison de trois processus présents dès la première moitié du XIX siècle dans quelques pays :

–          l’extension des libertés publiques et l’obtention de droits civiques et politiques qui transforment les sujets en citoyen.

–          L’accroissement du niveau de vie de l’ensemble de la population et le développement de la mobilité sociale qui permet une réelle égalité des chances

–          Une aspiration de plus en plus nette à l’égalité se traduisant par l’émergence de nouvelles valeurs et idéologies : les barrières sociales s’estompent car elles sont considérées comme intolérables.

 

Q12 : définition de l’égalisation des conditions :

Le triomphe de l’idéal égalitaire signifie que les inégalités de droits disparaissent et que les aspirations à l’égalité se développent.

L’égalité des conditions n’implique pas  seulement que disparaissent les inégalités de revenus, de patrimoines, de consommations, de pouvoirs, par exemple.

 

Egalisation des conditions= uniformisation des modes de vie, égalité de droit, égalité des chances.

 

 

2° L’émiettement du prolétariat :Doc.N° 7 p132 /133.

a)q16 : La nomenclature de 1982, prend en compte des critères qui n’existaient pas dans l’ancien code de 1950. Les concepteurs de cette nomenclature intègrent également des transformations intervenues dans la situation et la position de certaines catégories pour modifier leur classement. C’est ainsi, que les contremaîtres en relative expansion passent du groupe ouvriers (ancien code) à celui des professions intermédiaires. Par contre, les salariés agricoles, groupe autonome jusqu’en 1982 et en déclin numérique, deviennent l’une des CSP du groupe ouvriers.

D’ autres transferts portant sur des professions s’effectuent des ouvriers vers les employés, et des employés vers les ouvriers. Au total, les effectifs du groupe ouvriers de la nouvelle nomenclature sont inférieurs à ceux qui furent calculés à partir de l’ancien code, et déclinent plus nettement du fait de la place accentuée ou nouvelle de plusieurs catégories ou métiers en déclin.

 

 

b)q17 : Déclin des ouvriers depuis le milieu des années 70 quelques explications :

Confrontée à une baisse de la rentabilité, de leurs débouchés et à une forte concurrence étrangère, les employeurs ont licencié (sidérurgie, textile, construction et réparation, BTP…). Ces licenciements sont à l’origine de « l’explosion des noyaux ouvriers typiques de la 2° industrialisation »., évoquée dans le texte.

Le processus de substitution du capital au travail s’est poursuivi et accéléré avant la crise Fordiste. L’automotisation s’est accentuée (la robotisation) provoquant des pertes d’emplois chez les ouvriers non qualifiés.

La demande des ménages s’est essoufflée pour deux raisons :

-un taux d’équipement des ménages en biens de consommation durables parfois élevé et une croissance plus faible du pouvoir d’achat des ménages.

 

Des classes sociales aux constellations sociales : H Mendras :Doc.N° 8 p135

a) q19 : Les constellations présentées par H. Mendras, sont plus nombreuses et plus fluctuantes et nettement moins structurées que les classes sociales. Elles n’ont pas le même poids que celles-ci dans la vie économique, sociale, politique. Il s’agit en fait bien davantage de groupes nominaux au sens que Max Weber donnait aux classes sociales ou encore que W.L Warner donnait aux strates, que de groupes réels tels que les classes conçues par Marx.

 

b) q20 : nouveau type de structure sociale pour la société Française.

Mendras va très loin dans la démarche de remise en cause de la pertinence des classes. Il récusait déjà la bipolarisation à laquelle il opposait le développement d’une vaste classe moyenne. Il évoque même la disparition de la classe moyenne lorsque : « plus personne n’est moyen si tout le monde l’est plus ou moins ! »

Les constellations sont fluides et floues ; la montée de l’individualisme brise les clivages de classes en même la  stratification entre CSP. Des critère de classification tels que l’âge, le genre, le diplôme lui semble plus pertinent que les classes ou les CSP, dans les sociétés contemporaines.

 

B° …Conduisant à l’égalisation des conditions :

1° des inégalités moins criantes :Doc. N° 15p137

a)q34 : L’inégalités des chances devant l’enseignement signifie que le milieu social d’origine influe, à travers différents facteurs, sur la réussite et le parcours scolaires à capacités égales.

Elle se concrétise par des écarts dans les taux d’accès à différents paliers du parcours scolaire, des différences dans les sections et types d’études. Par exemple, le taux d’accès des enfants d’ouvriers à la classe de terminale scientifique est beaucoup plus faible que celui des enfants des cadres.

 

b)q35 : évolution qualitative et quantitative des inégalités…

Béneton, sociologue développe une thèse très optimiste : les inégalités quantitatives notamment en matière d’instruction et de revenus, se réduisent dans le cadre d’une progression générale des niveaux d’instruction et e vie portée par l’expansion des classes moyennes.

On retrouve ici, présentée sous un angle complémentaire et peu différent, la thèse de la moyennisation : une homogénéisation des niveaux d’instruction autour de ceux qui sont obtenus par les classes moyennes. L’auteur considère qu’elles sont infiniment plus tolérables à partir du moment où tous les individus accèdent à un standard d’instruction et de vie correct.

Une forte mobilité ascendante : Doc.N° 16 p137 :

a)q36 :mobilité ascendante ; idéal égalitaire

La mobilité ascendante rassemble les déplacements dans l’espace social des individus se traduisant une élévation de leur position sociale : par exemple un ouvrier accède aux PI, un fils d’ouvrier devient cadre, un cadre est fils d’employés.

L’idéal méritocratique signifie la recherche d’un accroissement de l’égalité des chances entre les individus, quelle que soit leur origine sociale : ainsi, ceux qui réussiront seront vraiment les meilleurs, les plus méritants, les plus compétents.

 

b) L’analyse de la mobilité sociale contredit l’approche de Marx.

Marx ne concevait la mobilité ascendante qu’à l’échelle collective : à CT, le prolétariat arrache des concessions à la bourgeoisie et à LT, il met fin à l’exploitation que la bourgeoisie lui impose en transformant les rapports de P° à travers la révolution prolétarienne.

La mobilité individuelle concerne essentiellement des individus issus de classes moyennes qui basculent, pour la plupart dans le prolétariat (mobilité descendante), et accèdent, pour un faible nombre, à la bourgeoisie (mobilité ascendante).

Transition problématique : rappel du questionnement historique.

Des classes sociales au PCS

Pré-requis de l’ approche réaliste à l’approche nominaliste…

Weber Sciences politiques ?

 

 

 

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