Chapitre VII

Enjeux et déterminants de la

mobilité sociale

 

Programme

Notions essentielles

Notions complémentaires
Les enjeux et les déterminants de la mobilité sociale

Egalité/inégalité des chances, mobilité/immobilité, reproduction

Destinée, recrutement , mobilité structurelle/nette, capital économique/culturel/social

Idéal égalitaire et mobilité :
Intro : Construire un tableau comparatif pour définir les différentes castes et la société démocratique.
En ligne (les éléments de comparaison détermination de la position sociale ; mobilité, immobilité ; cadrages spatiaux- temporels)

I° La mesure de la mobilité sociale
A° Les tables de la mobilité sociale

http://www.ac-nice.fr/ses/termtd/mobilite.htm

 

 

Définition de la mobilité sociale :
Elle désigne : tout changement de position dans la stratification sociale qui classe les individus de façon différente dans l’échelle des revenus, du prestige, des valeurs d’une société.
On distingue la mobilité inter-générationnelle : elle concerne les changements de statut entre deux générations ( père, fils.
On parle de mobilité ascendante ou descendante = démotion sociale : lorsque le statut d’un individu se détériore( = trajet social court ou long)
désigne la possibilité pour un individu de changer de strate sociale au cours de sa vie.
La mobilité intra- générationnelle : désigne la possibilité pour un individu de changer de strate sociale au cours de sa vie.
On trouve aussi la mobilité verticale : changement de statut ou mobilité horizontale, caractérisé par un changement de profession au cours de sa carrière professionnelle.

1)Les tables simplifié :
1-1 Données brutes :
1-2 Table de destinée
1-3 Table de recrutement :
1-4 Table synthétique :

2) Le calcul de la mobilité sociale :TD
2-1 Mobilité totale : : 65.3% de mobiles réponse à la question n°1

2-2 Mobilité structurelle : il s’agit de la part de la mobilité totale qui est expliquée par les mutations structurelles de la population active. Elle désigne tous les mouvements entre les catégories sociales qui résultent des mutations structurelles de la PA.

2-3 Mobilité Nette : = mob totale- mob structurelle. Elle résulte de l’action des individus. C’est la mobilité qui excède ce que requiers les mutations de la PA.

3)Evolution de la mobilité sociale : DOC 1
Q1) Faites une phrase avec les chiffres entourés
Q2) Quels étaient les groupes les plus immobiles en 1953 ?
Q3) Comment a évolué la mobilité entre 1953 et 1993 ?
Q4) Quand elle existe, la mobilité sociale est-elle plutôt longue ( position du fils très différente de celle du père) plus courte ?

B° Les limites de cet instrument de mesure :
1-1L’intensité des flux de mobilité varie selon la finesse des découpages opérés.
Plus la nomenclature des PCS est fine ; plus on a de chance de faire apparaître une certaine mobilité. Le reclassement de 1982 entraîne une mobilité sur le papier. EX le contremaître passant de la CSP ouvrier à la CSP prof intermédiaire.
De plus, l’utilisation des PCS est source d’ambiguïté : un fils de paysan devenant ouvrier ou fils de petit commerçant devenant agent de maîtrise ne sont pas des parcours de réelle mobilité ; mais il s’agit là d’exemples de mobilité horizontale.
Changer de profession ne signifie pas changer de statut. En conséquence on agrège les CSP en classes sociales…

1-2 : correction :
Q16)il s’agit d’une table de destinée réduite en trois couches
La mobilité verticale est peu fréquente : les fils restent majoritairement dans la PCS de leur père.
En matière de mobilité effective, brute, verticale : les trajets courts sont plus fréquents que les trajets longs.
Il est donc probable de rester dans sa classe d’origine que d’en changer. Les tables de destinées indiquent une forte reproduction sociale.
Les fils des classes moyennes ont plus de chances de maintenir ou d’améliorer leur statut que d’en chuter.

2)Les exclus de la table de mobilité :
2-1 : Des champs restrictifs DOC 2 :
Q1) Que se passerait-il si l’étude de la mobilité sociale portait sur trois générations au lieu de deux ?
Q2) Comment expliqueriez-vous que la viscosité soit plus apparente si on prend en compte plusieurs générations ?
2-2 : Des femmes oubliées…DOC3
Q1) Pourquoi les femmes de l’INSEE ont-elles longtemps porté sur le mobilité professionnelle masculine ?
Q2) Quel problème cela pose aujourd’hui ?
Les tables ne concernent que les hommes actifs français de naissance, ce qui exclus du champ d’étude la moitié de la population.

3)Ce n’est pas l’individu mais la famille qui devrait être l’unité de référence ;
En effet, avec la montée du nombre de divorces, des familles recomposées. Un enfant a de plus en plus de possibilité d’être élevé par différents pères : ce qui brouille la comparaison père /fils.

4)Les tables de mobilité ne tiennent pas compte de la trajectoire des individus ou de la mobilité intra- générationnelle.
La contre- mobilité : A Girard a montré qu’un 1% non négligeable d’individus, retournent à leur statut d’origine après un passage provisoire dans des catégories>ou <.

II° Les analyses théoriques de l’inégalité des chances :

 

http://pedagogie2.ac-reunion.fr/ses/Pedago/terminale/eds/bourbou.htm

 

http://echec-reussite-scolaire.over-blog.fr/article-comprendre-ces-inegalites-scolaires-67120960.html

 

synthèse boudon / bourdieu : ICI
TD : Intro : « regards de sociologues »
A° La reproduction de la structure sociale : correction TD
1)culture de classe et culture scolaire : l’école transforme les privilèges en mérites
P Bourdieu et JC Passeron ( les héritiers en 1964, la reproduction en 70) dénoncent l’arbitraire culturel imposé par le système éducatif qui sous couvert de neutralité et d’égalité des chances, conduit à l’exclusion des enfants des classes populaires. Les pratiques pédagogiques exercent une violence symbolique car elles valorisent une culture savante qui est acquise par les enfants des classes dominantes essentiellement en dehors de l’école. L’inégale familiarité de chaque classe avec la culture savante, idéal de la culture scolaire, explique les écarts importants entre les taux de réussites. Le capital culturel est l’ensemble des ressources culturelles et symboliques, des manières de penser , d’agir inculquées et transmises par la famille.( socialisation).

Capital culturel

A l’état objectivé à l’état institutionnalisé à l’état incorporé
Biens culturels, œuvres d’art titre scolaires, diplômes habitus de classe
livres

habitus : ensemble des principes de perceptions, d’action, d’appréciation qu’un individu reçoit de sa famille et de son milieu social et qui conditionne de façon inconsciente les comportements.

2)Les trois formes de capitaux TD
3)Le rôle crucial du capital culturel : TD

B° l’inégalité des chances : stratégies des acteurs et effet de système
TD : La dévalorisation des diplômes et effet de système
En publiant l’inégalité des chances en 1973, R Boudon critique l’approche Holiste au profit d’une logique individualiste et stratégique .Pour Boudon, l’inégalité des chances n’est pas le produit du déterminisme des rapports sociaux de domination. Les acteurs ne sont pas commandés par la machinerie de l’habitus. L’inégalité des chances seraient plutôt le résultat complexe de leur interaction et d’effets non voulus et pervers de la démocratisation. L’investissement scolaire désigne les dépenses que les parents acceptent pour les études de leur enfants. Il dépend de l’origine sociale : dans les classes supérieures on s’ acharne à maintenir les enfants dans le système scolaire même s’ils ont de mauvais résultats ; dans les classes populaires , on accorde moins de valeur à l’enseignement comme moyen de réussite. Dans les classes populaires on tend à sous-estimer les avantages futurs des investissements et en surestimer les risques…le système éducatif peut être comparer à un réseau complexe de gare , et de voies ferrées, reliées par des aiguillages. A chaque palier d’orientation4°, 2° un choix est effectué par l’élève et sa famille : continuer, s’orienter , s’arrêter

La démocratisation du diplôme : un effet pervers de la démocratisation scolaire . La croissance des étudiants a été supérieure à celle des postes d’encadrements offerts par les employeurs. Il en résulte
une véritable inflation des diplômes et leur dévalorisation ( lorsque que l’offre de diplômes sur le marché du travail est supérieurs à la demande de diplômés par les employeurs, le rendements de titres scolaires baissent.

esercice intéractif de l’académioe de Clermont Ferrant

mob 1 : ICI

mob 2 : ICI

mob 3 : ICI

mob 4 : ICI

autre proposition : ICI

pour terminer le cours de mR Massena à Nice : ICI

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